Observeur du design 2012

Rêveils, réveils

Mode d’emploi Le Rêveil #01 a été conçu pour s’immiscer dans le cycle du sommeil à travers le plaisir que l’on éprouve à lire avant de s’endormir. Il suffit de poser un livre sur son prisme et, au moyen d’un léger tapotement, la lecture du texte choisi se lance. Après une quinzaine de minutes le volume diminue progressivement tandis que la voix se décompose. Le conteur s’endort avec nous et nous réveille au matin en nous lisant les dépêches AFP du jour. Le Rêveil #02 est dédié à la phase du sommeil profond. En cas d’insomnie, le décompte des heures peut être angoissant. En tapotant sur la surface transparente de l’objet, l’affichage digital qu’il renferme se décompose… le temps, n’existe plus. Au matin, sa lente reconstitution entrechoquée génère une sonnerie carillonnante. Le Rêveil #03 capte et enregistre les sons qui l’environnent tout au long de la journée. Le soir, il s’enclenche par une simple pression et, au matin, il restitue les enregistrements captés la veille sur un mode proche de la synthèse granulaire augmentant progressivement cette sonnerie « personnelle » en durée, en fréquence et en volume. À l’origine Une pensée de George Perec sur l’acte de vivre : « vivre, c’est passer d’un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner ». Volontairement ancré dans l’univers du sommeil, Rêveils revisite l’appareil réveil-matin et le décline selon trois temporalités majeures du cycle de repos : l’endormissement, le sommeil profond et le réveil. Pour la forme Composé d’une base allongée aux allures de haut-parleur et surmontée d’un prisme arborant le reflet d’une horloge digitale, le Rêveil #01 évoque une certaine idée du voyage. Le Rêveil #02 se situe à mi-chemin entre un spot de projection et une cloche de protection. Le revêtement textile et la forme du Rêveil #03 évoquent un micro.