Recueil de verres //
L’usinage par fraisage numérique de la face interne de verres « semi-finis » permet d’obtenir des verres optiques correcteurs et constitue par conséquent une étape essentielle de la réalisation d’une paire de lunettes. Or, lors de cette opération, 90 % de la matière utilisée finissent au rebut. Questionnant un procédé pour le moins dispendieux, « Le monolithe », l’un des trois « scénarios » du projet « Matière Fantôme » conduit par Delphine Mériaux, démontre la possibilité de fabriquer la totalité d’une paire de lunettes (branches et monture comprises) à partir de deux verres semi-finis. « Le bijou », une monture dotée de branches souples dont l’usage se camoufle lorsqu’elle est portée en tour de cou, grâce à un système de rotation d’un verre audessus de l’autre, aborde quant à lui une autre problématique propre à l’univers des lunettes : la gestuelle. Enfin, « Le magnétique » est une paire de lunettes qui s’assemble, comme par magie, en trois mouvements. Un système magnétique supprime les points de rupture habituels des charnières.
Observeur du design 2015